Cdt. Abel F. JEANDET

Résumé de la biographie de François Abel Jeandet. extrait du Dictionnaire Biographiques des homme de l'Est

Abel François JEANDET est né le 6 février 1852 à Verdun sur le Doubs. Il fait de bonnes études au collège de l'Arc à Dôle ( Jura). A l'age de seize ans, il sauve deux personnes qui se noyaient dans le Doubs. Le ministre de l'instruction publique adressa ses félicitations à ce jeune homme, dont la noble action fut mentionnée au Bulletin de l'instruction publique . Reçu bachelier ès lettres et bachelier ès sciences, il se destina à la médecine. Ses études furent interrompues par la guerre de 1870. Il revint à Verdun seconder son père, qui avait établi dans sa maison et à ses frais une ambulance, où il contracta la variole. Le zèle, l'intelligence, le patiotisme et les connaissances médico-chirurgicales dont il fit preuve dans ces circonstances lui valurent une lettre de félicitations du Dr RIANT, médecin -inspecteur desambulances de l'Est.

Abel JEANDET s'engagea le 6 octobre 1973, "petit soldat de la défaite, écrivait-il, quand je r^vais d'être celui de la revanche". Il devint vite sous-officier et fut libéré du service le 19 septembre 1877. Il reprit à Paris ses études de médecine , qui furent interrompues avant le doctorat par son mariage avec la fille du général belge Comte Van der Meere de Cruyshautem, qu'il perdit après treize mois de mariage. Il renonça à la médecine et chercha sa voie dans le journalisme. Il collabora comme principal rédacteur à l'Union républicaine de Mâcon, où il publia sous le titre de Carillons, des articles politiques fort remarqués. Il donna aussi de nombreux articles à la Médecine populaire du Dr Félix Bremond de Paris, et fonda une feuille littéraire :Le Causeur Bourguignon. Il fut reçu membre de la société des sciences naturelles de Saône et Loire, membre correspondant de l'Académie de Mâcon et de l'Académie du Vaucluse, dont il était lauréat.

En août 1844, Abel Jeandet devint chef du cabinet de M. René Laffon, préfet de Saône et Loire. En novembre, il fut appelé auprès de M. Schnerb, préfet de la Gironde, puis dans les Pyrénées orientales, dont M. Mordon était préfet. Au départ de M. Mordon pour les Vaucluse, Jeandet accepta une place d'administrateur commandant au Sénégal qui lui était offerte par M. René Laffon, son premier préfet. Avant de quitter la France , il revint en Bourgogne prendre congé de ses parents; Il les quitta le 2 novembre 1886, et le 5 s'embarqua à Bordeaux à bord du Congo. A son arrivée au Sénégal il fut nommé commandant de cercle à Louga. Ensuite il fut appelé à Saint Louis à la direction des affaires politiques. Il en sortit pour aller prendre le commandement du cercle de Podor, dans le Toro, qui avait alors pour Lam ( roi) Boubakar Sidirck qui était profondément impopulaire et qui accablait le pays de ses exactions de ses pillages et de ses vols. Un rapport rédigé par Jeandet, amena la déposition de Boubakar et obligea de procéder à l'élection d'un autre chef à sa place.

Fin 1888, Jeandet rentrait en France pour y jouir d'un congé de convalescence après avoir assuré l'élection du nouveau Lam du Toro.

Rentré au Sénégal en Mars 1889, Jeandet prenait le commandement de Saint Louis et de sa banlieue auquel on adjoignait encore le commandement du N'Diambour et du Guick Merina Diop.

Il fit plusieurs missions, et reparti un jour pour le Podor. C'est à Aere,  le 2 septembre 1890 à 9h du matin, où il attendait les ordres qu'il fut assassiné par un Toucouleur, Baydi Katié, qui s'approcha de la case où Jeandet  se reposait et lui déchargea son fusil chargé de trois balles à bout portant, dans l'aisselle gauche. Les balles ressortirent de l'autre côté de la poitrine. La mort fut instantanée.

Le 11 avril 1894 a eu lieu à Podor l'inauguration du monument élevé à sa mémoire sur la place principale. Ce monument se compose d'une pyramide en marbre blanc d'Italie avec l'inscription suivante gravée en lettres d'or :

A la mémoire d'Abel Jeandet administrateur colonial, directeur des affaires politiques du Sénégal et dépendances assassiné le 2 septembre 1890 à Aere en service commandé victime de son devoir et de son patriotisme. Le Sénégal l'a pleuré et honore sa mémoire.

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Date de dernière mise à jour : 06/05/2017